Des "punks à chiens" aux Molières : Blanche Gardin, l'humoriste qui fait rire la France en broyant du noir

Benoît Jourdain
La quadragénaire a imposé son physique de première de la classe et son humour à ne pas mettre en toutes les oreilles dans le paysage comique français. Mais le chemin pour y arriver a été compliqué, à son image.

Merci, mais non merci. Parler à Blanche Gardin ou à son entourage proche équivaut à se voir fermer, gentiment, poliment, mais fermement, la porte au nez. Après avoir été beaucoup exposée, l'humoriste se protège désormais. Pourtant, impossible de passer à côté du phénomène.

Ses trois one-woman shows, dont le dernier qui affiche complet à L'Européen jusqu'au 18 mai, ont été des succès et sa carrière a été saluée par un deuxième Molière de l'humour, lundi 13 mai. Récemment, elle a refusé une décoration et critiqué le gouvernement pour son manque d'action en faveur des sans-abri. Derrière les airs de petite fille sage, les robes vintage et les blagues crues se dévoile une personnalité complexe au parcours chaotique.

Une fugue à 17 ans pour se "suicider"

Blanche Gardin est née en 1977 à Suresnes (Hauts-de-Seine) et a été élevée à Asnières dans une "famille d'intellos de gauche", confie-t-elle au Parisien. Son père est professeur de linguistique à l'université. Sa mère est autrice et traductrice. Benjamine d'une fratrie de trois enfants, elle se considère comme "le vilain petit canard". Quand elle voit son frère et sa sœur sauter des classes, elle fait le pitre. L'adolescence est plus rude. "De 13 à 18 ans, ça a été le chaos. J'avais des crises de mélancolie intenses qui se soldaient parfois par (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi