Punir ceux qui bafouent l’Etat de droit: la proposition allemande en débat à Bruxelles

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En pleine négociations sur le futur budget européen, les eurodéputés, réunis en session plénière à Bruxelles pour cause de Covid-19, ont débattu lundi 5 octobre de la dernière proposition sur la table : celle de la présidence allemande, qui vise à réduire les fonds européens pour les pays qui ne respecteraient pas l’Etat de droit.

Avec notre correspondante à Bruxelles, Joana Hostein

Trop faible sur le fond et des sanctions inapplicables sur la forme : tels sont les regrets de la députée écologiste française Gwendoline Delbos-Corfield à propos de la proposition de l'Allemagne sur le budget européen. Elle déplore le manque d’ambition des capitales européennes.

« Pourquoi les États membres n'hésitent pas à isoler un des leurs quand il dérive des règles monétaires et à faire subir aux populations des conséquences parfois terribles, mais quand des autocrates détournent notre argent commun en réduisant des libertés et la démocratie, alors nous n'arrivons pas à créer un mécanisme financier de sanctions digne de ce nom ? », s'interroge-t-elle.

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Un vrai « chantage » d'Orban ou juste « du bluff » ?

Dans son viseur et celui d'autres eurodéputés : les dérives maintes fois montrées du doigt de la Pologne et de la Hongrie sur l’indépendance de la justice et des médias. Les parlementaires ont déploré « le chantage » de Varsovie et de Budapest, qui menacent de bloquer l’adoption du budget européen, si une telle clause était adoptée.

Sandro Gozi, député italien de Renew Europe et ancien secrétaire d’État aux Affaires européennes, déclare : « Personne ne croit à un chantage de Viktor Orban. Bloquer le plan de relance, ce n'est que du bluff. N'ayons pas peur de le démasquer. » Les députés polonais et hongrois ont, quant à eux, dénoncé « l’action de gouvernements de gauche cherchant à nuire à leurs citoyens ».

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