Puissant séisme en Algérie : la peur des répliques traumatise Béjaïa

Par Adlène Meddi, à Alger
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Le nord de l'Algérie est une zone de friction entre la plaque africaine et la plaque eurasienne où les séismes de faible intensité sont fréquents, mais rares pour une telle magnitude. (Image d'illustration).
Le nord de l'Algérie est une zone de friction entre la plaque africaine et la plaque eurasienne où les séismes de faible intensité sont fréquents, mais rares pour une telle magnitude. (Image d'illustration).

« J'ai sursauté en entendant ''boum-boum'' dans les murs, comme si le voisin tapait fort. J'ai quitté mon lit et, de ma fenêtre, je voyais des voisins qui allumaient chez eux. » Sarah, jeune Algéroise du quartier de Hussein-Dey, a eu un réveil violent vers une heure du matin dans la nuit de mercredi à jeudi à la suite du séisme d'une magnitude de 6 sur l'échelle de Richter, dont l'épicentre se trouvait en pleine mer, au large de Béjaïa, à quelque 250 kilomètres à l'est.

En tout, l'onde du séisme a atteint douze wilayas (départements), dont Skikda, Constantine, Bordj Bou Arreridj, Sétif, Jijel, Mila, Bouira, Boumerdès, Tizi-Ouzou, Alger et Tipaza.

« Le séisme au large de Béjaïa est un événement des plus intéressants, car rare en haute mer [séisme localisé à 15-20 kilomètres au large de la côte, NDLR]. Il s'agit d'un séisme dit superficiel [profondeur de moins de 15 kilomètres, NDLR] et, heureusement, il n'y a pas eu de dégâts notables à terre », explique au Point Afrique le professeur Mustapha Meghraoui, sismologue à l'université de Strasbourg.

Dans un autre quartier à Alger, à Bab Ezzouar, les habitants des hautes tours ont eu encore plus peur : « La bibliothèque, le vaisselier, tout par terre, et je ne suis qu'au huitième étage », témoigne un habitant. « La frayeur ressentie nous a replongés dans le traumatisme du séisme de Boumerdès, je l'ai vécu et je n'aimerais pas que mes enfants revivent cette catastrophe », poursuit-il.

Le 21 mai 2003, un puissant séism [...] Lire la suite