La Puisaye, terre de potiers, perpétue la tradition ancestrale du grès

Sophie Granel
·1 min de lecture

Lorsqu'on parle de la Puisaye, deux symboles viennent à l'esprit : l'écrivaine Colette, née à Saint-Sauveur et dont la maison est aujourd'hui un musée, et le grès. Cette céramique, à l'aspect brut et rustique, a façonné les paysages et les hommes. À Saint-Amand-en-Puisaye, un Musée du grès et une Maison de la mémoire potière retracent des siècles d'histoire de cet artisanat qui connaît une résurrection depuis une dizaine d'années.

En Puisaye, les premières traces d'un potier remontent au XIVe siècle. Son sol argileux fait de cette terre, à cheval entre la Bourgogne et le Centre-Val-de-Loire, l'une des premières régions productrices de céramique en France. D'abord utilisé à des fins strictement utilitaires grâce à sa résistance à la chaleur et à son étanchéité, le grès va gagner au fil du temps ses lettres de noblesse. Du XVIe au XVIIIe siècle, les Bleus de Saint-Vérain, grès émaillés au bleu de cobalt, ornent les tables les plus raffinées. Mais c'est au XIXe, que la production de grès en Puisaye atteint son apogée, avant de presque totalement disparaître dans les années 50, au profit de matériaux plus modernes.

Un patrimoine vivant

C'est cette histoire que retrace le Musée du grès de Saint Amand-en-Puisaye. Dans l'écrin d'un château Renaissance, des centaines de céramiques mais aussi des photos, cartes postales et documents originaux perpétuent ce patrimoine régional. Un patrimoine dont les vestiges sont légion dans la petite cité nivernaise. Au coin de chaque ruelle, (...)

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