Sans public, les speakers des stades de football ont le cafard

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Au bout de dix saisons, Emmanuel Demont a toujours des frissons lorsqu’il entre dans le chaudron de Geoffroy-Guichard. Mais depuis la généralisation des huis clos en mars 2020, "c’est affreusement triste". Quand il regarde en direction des kops, le speaker de l’AS Saint-Étienne voit des "poumons" qui ne respirent plus. Le 6 janvier, pour la venue du PSG (1-1), les Verts ont lancé une nouvelle animation sur la plateforme de streaming Twitch, imitant en cela d’autres clubs. Au menu : coulisses, jeux, interviews… "On était déjà la voix des supporters, on est désormais leurs yeux", illustre Emmanuel Demont, à la tête d’une équipe de cinq personnes.

Quelques clubs de rugby ont remercié leur speaker par souci d’économies, d’autres ont réduit les cachets ou suspendu les défraiements, y compris dans le foot, où l’article 532 de la Ligue indique juste que les clubs doivent désigner un animateur. Ceux qui poursuivent leur activité, une majorité, se demandent parfois ce qu’ils font là. "Au premier huis clos, j’ai récité la compo de l’équipe avec un ton vachement enflammé, rembobine André Fournel, ambianceur bien connu du Vélodrome. Puis je me suis rendu compte que c’était un peu ridicule." Avec les fadas des virages, c’est un ping-pong. "Là, il n’y a que le ping", se désole ce salarié historique de l’OM, également régisseur du centre d’entraînement.

Préserver un minimum d’ambiance dans l’enceinte a son importance pour les athlètes

Au moins, "Dédé" a les cordes vocales "nickel" et regard...


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