Public-privé la guerre scolaire se prépare

Libération.fr

Jean-Luc Mélenchon veut supprimer les financements publics des écoles privées, tandis que François Fillon pourrait les augmenter. Les autres candidats jouent la prudence.

Il shoote dedans d’un coup de pied sec, sans ménagement. Et tant pis s’il rouvre la guerre scolaire, entre le public et le privé. Dans son programme, Jean-Luc Mélenchon annonce vouloir «réserver les fonds publics à l’école publique». Le candidat de La France insoumise propose notamment d’abroger d’un coup de gomme la célèbre loi Debré de 1959 qui régit les rapports entre l’Etat et l’enseignement privé. En vertu de cette loi, les 7 600 établissements privés sous contrat d’association avec l’Etat reçoivent des financements publics pour leurs dépenses de fonctionnement (salaires des profs, entretien des bâtiments…), puisqu’ils répondent à «un besoin scolaire reconnu», stipule la loi . En échange, ils se plient aux programmes scolaires et appliquent les réformes, comme dans le public. Pour Mélenchon, «il est urgent de mettre fin au détournement de fonds publics attribués à l’enseignement confessionnel privé : il en a coûté 7 milliards d’euros au budget de l’Education en 2013. Par ces financements, la République favorise ceux qui choisissent de déroger aux outils collectifs de l’école publique». Aujourd’hui, le privé sous contrat (à 95 % catholique) scolarise 2,1 millions d’élèves, soit 17 % des élèves scolarisés en France. Leur nombre progresse un peu, notamment dans le secondaire : au collège, le public a «perdu» l’année dernière 9 000 élèves tandis que le privé en a accueilli 6 400 supplémentaires, selon une note publiée en décembre par le ministère de l’Education.

Accord tacite

Deux mois après cette note, le secrétariat général à l’enseignement catholique (SGEC) demandait plus de moyens pour répondre à la hausse des demandes d’inscriptions. Dans sa «contribution pour l’école», présentée fin février, Pascal Balmand, à la tête du SGEC, avançait à pas mesurés, conscient de la fenêtre politique ouverte (...)

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