Psychologue tuée dans son cabinet à Annecy: le procès de son meurtrier présumé s'ouvre ce mardi

Le tribunal d'Annecy juge jusqu'au jeudi 23 juin l'assassin présumé de la psychologue abattue d'une balle dans la tête en 2020.  - JEAN-PIERRE CLATOT
Le tribunal d'Annecy juge jusqu'au jeudi 23 juin l'assassin présumé de la psychologue abattue d'une balle dans la tête en 2020. - JEAN-PIERRE CLATOT

Le meurtre, froidement exécuté, avait créé la stupeur en Haute-Savoie. Le 26 août 2020 au matin, une psychologue de 33 ans avait été abattue d'une balle dans la tête par un retraité dans la salle d'attente de son cabinet. Ce dernier comparaît à partir de ce mardi et jusqu'à jeudi devant la Cour d'assises d'Annecy pour "assassinat".

Quelques temps avant le crime, la fille du meurtrier présumé, patiente du cabinet, avait évoqué auprès de la jeune professionnelle des attouchements sexuels que son père aurait commis sur elle ainsi que sur sa petite-fille, âgée de 13 ans. Des faits que la psychologue comptait signaler à la justice.

L'enquête avait alors fait apparaître que le Chambérien, âgé de 75 ans à l'époque des faits et placé depuis en détention provisoire, avait prémédité son geste plusieurs jours avant son passage à l'acte. Selon les experts qui l'ont examiné, il ne présentait aucune pathologie mentale.

Un acte prémédité

Le matin du drame, le retraité loue en effet un véhicule, muni d'un fusil et de gants jetables, avant de se diriger vers le cabinet. Là, il prétexte devoir prendre un rendez-vous avec la psychologue pour entrer, et tire un coup de fusil en visant sa tête.

Entendant le coup de feu, le mari de la victime, qui travaille dans une pièce attenante, intervient pour tenter de désarmer le retraité, mais celui-ci parvient à s'enfuir. La psychologue meurt à son arrivée à l'hôpital, succombant à ses blessures.

Une fois interpellé, le Chambérien a reconnu les faits. "Il reconnaît être venu sur le lieu des faits et reconnaît le coup de feu", avait annoncé dans un communiqué la procureure de la République Véronique Denizot, le lendemain du drame.

Une profession "exposée à des actes de violence"

Ce triste fait divers avait soulevé dans son sillage une vague de témoignages de la part de professionnels du secteur, se disant régulièrement confrontés à des agressions de la part de patients, sans avoir les outils ni la formation pour y faire face.

"Ce triste et terrible événement nous rappelle combien la profession de psychologue, chargée d’aider les personnes en souffrance et d’apporter protection aux personnes fragiles, est aussi exposée à des actes de violence", avait alors écrit, sur Twitter, le Syndicat national des Psychologues.

La préméditation ayant été retenue, le Chambérien encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Article original publié sur BFMTV.com

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