Le psychiatre Thierry Baubet sur le procès du 13-Novembre : « Certains ont enfin demandé de l’aide »

© AFP

Si le procès n’est jamais une « thérapie », il est, dans le cas des attaques du 13-Novembre comme pour d’autres affaires, « un jalon très important dans le processus de reconstruction des victimes », estime le professeur Thierry Baubet, psychiatre à l’hôpital Avicenne (Seine-Saint-Denis). Il a notamment permis à certains de demander enfin de l’aide, six ans après les attentats. « Il est fort possible qu’on voie d’autres victimes demander des soins après ce procès », juge celui qui avait témoigné à la barre en octobre dernier, cité par des parties civiles. « Nous savons tous que nous devons mourir, nous avons éventuellement vu des personnes mourir, mais nous ne saurons jamais ce que c’est que d’être mort. Le traumatisme, c’est faire un pas au-delà. Comme si la mort était en soi », avait-il notamment déclaré à la barre.

À quelques jours de la fin du procès, les victimes et leurs proches sont à la fois soulagés et inquiets. Pourquoi ?
Cette ambivalence est complètement compréhensible. Mais elle se joue très différemment selon les personnes. Même s’ils étaient tous ensemble, ce soir-là, personne n’a vécu exactement la même chose, personne n’a été traumatisé de la même manière. Certains ont perdu des proches, ce qui change un peu tout, et d’autres pas ; certains ont développé des troubles post-traumatiques, certains ont mis en place des soins, et d’autres pas du tout. Il y a une multitude de situations, autant que de victimes. Ce sont des histoires individuelles très différente...


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