PSG-Strasbourg (5-2) / Les notes des Parisiens : Rassurant mais pas que...

Au final, larges vainqueurs, les Parisiens ont joué à se faire peur pour leur retour au Parc après la déconvenue madrilène. Attention, le Real, c’est pas Strasbourg. Ni Marseille d’ailleurs…

Cavani, buteur face à Strasbourg (5-2)

Areola (5) : Nettement moins sollicité qu’à Madrid, il a souvent affiché une concentration salutaire qui ne suffit toutefois pas à empêcher l’ouverture du score. Abandonné par sa défense sur le coup, on le peut le blâmer pour cela. Son temps de réaction sur le 2eme but est en revanche plus embêtant, d’autant qu’il ne s’agit pas d’une première cette saison.

Alves (6) : Il a confirmé les progrès entrevus en Ligue des Champions et offre même un caviar vendangé par Di Maria. Rassurant.

Silva (6) : S’il se laisse un peu aspirer sur le but d’Aholou, la suite de son match fut plus convaincante avec plusieurs interventions défensives rugueuses, histoire de rappeler qu’il ne faut pas l’enterrer trop tôt.

Kimpembe (5) : Une performance d’ensemble sérieuse mais ternie par son implication sur le 2eme but strasbourgeois. Pas sa meilleure semaine de la saison.

Kurzawa (5) : Le danger est rarement venu de son coté, non pas qu’il fut monstrueux mais les Strasbourgeois ont souvent préféré l’axe. Du coup, sa prestation s’apprécie surtout d’un point de vue offensif, secteur où il a peu réussi à exister.

Lo Celso (4) : Lui aussi aura passé une semaine difficile avec une 2eme prestation terne, marquée par des pertes de balle inhabituelles chez lui. Il est peut-être temps de le faire souffler afin de lui faire digérer son ascension des derniers mois. Remplacé par Pastore (58eme), auteur d’une passe décisive pour Cavani et par ailleurs assez disponible.

Diarra (5) : Son placement sur le but alsacien (0-1, 6eme) prouve qu’il n’a pas encore trouvé toutes ses marques au sein de cette équipe. Le reste de sa prestation ? Plus conforme à son standing avec une influence certaine sur l’orientation du jeu mais pas de quoi non plus regretter son absence à Bernabeu ou envisager sa titularisation le 6 mars. Remplacé par Motta (58eme), qui en 30 minutes a rappelé ce qu’est une vraie sentinelle dans un 4-3-3 de possession : disponibilité et simplicité.

Draxler (6) : En dehors de son but important (1-1, 10eme) qui remet de suite l’équipe en selle, on l’a trop peu vu. Il est remplacé en fin de match par Nkunku, qui a eu le mérite de se montrer sur quelques phases.

Di Maria (7) : Son but inscrit après un pressing solitaire (3-1, 23eme) prouve qu’il n’a pas baissé les armes suite à sa déconvenue de mercredi. Il manque le doublé (63eme) par excès de facilité, ce qui ne ternit pas une nouvelle bonne performance cette année.

Cavani (7) : Une première période dans la droite lignée de son match face au Real. A l’exception d’une belle tête détournée par Oukidja (30eme), on l’a trop peu vu et ses choix de passes et de déplacement furent rarement heureux. Profitant des espaces après le repos, il est alors redevenu el matador, avec 2 buts à la clé. Celui qu’on ne sort pas normalement à l’heure de jeu…

Neymar (7) : Tel un enfant têtu, il a débuté la rencontre comme à Madrid : sans aucune considération pour ses partenaires sur chacune de ses percées offensives. Dans le même registre,  on l’a aussi vu afficher son dépit après 5 minutes de jeu parce que ses partenaires ne proposait pas de solutions digne de ce nom à sa majesté. Heureusement, il n’a pas fait que cela de sa soirée. Son premier but le remet dans de meilleures dispositions et lui permet d’enchainer plusieurs actions de classe, pas toujours bien exploitées par ses partenaires.

Emery (6) : Son obstination à aligner Lo Celso interpelle. Un Pastore ne mériterait-il pas un peu plus de temps de jeu ? Idem pour le retour de Motta qui semble avoir pleinement retrouvé la forme. Heureusement, ses premiers changements sont pour une fois arrivés très tôt (57eme) et ont permis une fin heureuse à une rencontre qui aurait pu mal tourner.