Le PSG veut avoir 16 boutiques dans le monde d'ici trois ans

La boutique du PSG à Osaka, au Japon. (A. Martin/L'Équipe)

Le PSG a confié la gestion de ses magasins à la société américaine Lids, acteur majeur de la vente au détail de produits sportifs. Avec pour objectif de conquérir plus de marchés et de fans.

« L'esprit de conquête ». L'expression est de Fabien Allègre, le patron de la branche diversification du PSG, en charge du merchandising, des académies et des produits sous licences. Ce lundi, le club parisien, comme le site L'Équipe l'a révélé un peu plus tôt, a officialisé la cession de la gestion de ses boutiques à la société américaine Lids Sports Group, plus grand détaillant de produits sportifs sous licences en Amérique du Nord et acteur majeur de la vente au détail.

« Notre volonté est d'étendre notre réseau de magasins en propre à travers le monde selon notre conception, explique Fabien Allègre, qui avait réinternalisé le merchandising au sein du club en 2009. Nous avons nos propres architectures, nos ameublements et contenus et voulons donner accès à des produits en exclusivité. » Lids, qui possède plus de 2000 points de vente, a signé un partenariat avec la NBA et ouvert en juillet dernier la première boutique de la Ligue américaine à Paris, dans le quartier de Saint-Michel (6e). À l'avenir, un accord avec la NBA ne serait pas pour déplaire au décuple champion de France.

« On a hésité à y aller seul mais il aurait fallu restructurer afin d'embaucher beaucoup de personnel, poursuit Allègre. Aujourd'hui, il y a une volonté en interne de se concentrer sur l'essentiel dans un club de foot, donc on a fait le choix de s'associer avec Lids. »

Le PSG veut ouvrir une boutique à Londres, notamment


Le PSG souhaite d'ici trois ans avoir seize boutiques à travers le monde, contre 9 actuellement (dont deux à Paris et une à New York). Parmi les sept prochaines ouvertures, la direction ambitionne d'en ouvrir une à Londres et trois autres en France, au moins deux en province et la troisième peut-être à Paris ou dans le Grand Paris.

L'audience du champion de France est forte en dehors de la capitale puisque sur l'ensemble des ventes en lign, e la province représente 65 % contre 35 % pour l'Île-de-France. Le Royaume-Uni est aussi un marché porteur puisque sur les 26 millions d'euros de chiffre d'affaires générés la saison passée par les ventes en ligne à travers la plateforme Fanatics, 9 % proviennent de l'autre côté de la Manche et 20 % des États-Unis.

Les ventes en boutiques ont elles aussi rapporté 26 millions d'euros, pour des recettes merchandising de 59,6 M€. Un montant qui grimpe jusqu'à 77 M€ si l'on ajoute les académies PSG et les produits sous licences. Le partenariat avec Lids, conclu pour huit ans, doit permettre au PSG de voir les revenus de cette activité grimper davantage et de fidéliser encore plus ses fans. « L'objectif n'est pas de faire un accord qui nous rapporte moins, avoue Fabien Allègre. Nous espérons une croissance dès cette année dans le cadre d'une vraie collaboration. » D'ici trois à 5 ans, le patron de la diversification espère voir le chiffre d'affaires des ventes en boutiques doubler et passer ainsi de 26 à 50 M€ par an.

Les premiers chiffres de cette saison apparaissent déjà très positifs. Sur les mois de juillet, août et septembre, dans ses deux boutiques parisiennes (Champs-Élysées et Parc des Princes), le club a vendu plus de 150 000 produits, dont 67 000 maillots. Le magasin des Champs accueille en moyenne 23 000 personnes par semaine quand le Mégastore du Parc en reçoit 15 000. Enfin, la boutique de New York, ouverte en mars dernier, est à 7 000 visites par semaine.

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