Un proviseur rétropédale après avoir voulu rendre optionnel l'hommage à Samuel Paty

Par Nicolas Bastuck
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Une minute de silence a été respectée ce lundi matin dans les établissements scolaires en hommage à Samuel Paty, victime d'un attentat.
Une minute de silence a été respectée ce lundi matin dans les établissements scolaires en hommage à Samuel Paty, victime d'un attentat.

Au lycée polyvalent Léon-Blum du Creusot (Saône-et-Loire), l'hommage à Samuel Paty fut, durant vingt-quatre heures, en quelque sorte une option. Dans un mail adressé aux élèves et à leurs parents, vendredi 30 octobre, le proviseur de l'établissement précisait les modalités de reprise des cours, après les vacances de la Toussaint. « En raison de la réévaluation de la posture Vigipirate au niveau ?urgence attentat?, le ministère nous informe que la rentrée des élèves se fera le 2 novembre à 8 heures, selon les horaires et les emplois du temps habituels », écrivait-il. Jusque-là, rien d'anormal. La suite du courriel était plus surprenante : « Une minute de silence se tiendra à 11 heures, dans la grande cour ; les élèves ne souhaitant pas s'y associer pourront prendre un temps de pause dans la cour haute, vers les ateliers, avant le retour en classe. »

Le mail adressé vendredi aux parents et élèves du lycée Léon-Blum du Creusot. © DRTollé immédiat de nombreux parents et enseignants. Et rétropédalage du proviseur, qui reconnaît implicitement la bourde et s'en explique au milieu du week-end à nos confrères du Journal de Saône-et-Loire : « Le message est en train d'être corrigé. Le ministère a fait savoir que la participation était obligatoire », indiquait-il samedi. Un second mail part aussitôt, soulignant cette fois le caractère obligatoire de la participation des élèves à l'hommage rendu au professeur d'histoire-géographie de Conflans-Sainte-Honorine (Yveline [...] Lire la suite