En Provence, l'incendie d'un immense stock de déchets provoque pollution et colère

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Des niveaux de pollution comparables à ceux de Pékin: à Saint-Chamas, petite ville de Provence, l'incendie, depuis près de deux semaines, de milliers de mètres cubes de déchets d'un centre de tri privé inquiète les habitants : "Qu'est-ce qui brûle ? Qu'est-ce qu'on respire ?".

"On ressent beaucoup de colère, ça brûle depuis le lendemain de Noël quand même !", résume Nathalie Galand, référente de l'association France nature environnement (FNE)pour cette commune de 8.000 habitants. Au bord de l'étang de Berre, à quelques cinquante kilomètres de Marseille, Saint-Chamas, avec son petit port de pêche et sa réserve naturelle se sentait jusqu'ici plutôt "épargnée" par la pollution, malgré sa proximité avec l'énorme zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, l'une des plus grandes de France.

Jusqu'à l'incendie - qui fait l'objet d'une enquête de gendarmerie - de l'entreprise Recyclage Concept 13, qui stockait des déchets apportés par des industriels afin de les trier puis de les revendre à des sociétés de recyclage. Douze jours après le début du feu, le site ressemble à une "zone de guerre", selon les termes de Nathalie. L'entrepôt de stockage de 3.200 m2 est complètement détruit et la toiture métallique affaissée sur une montagne de déchets de six mètres de haut.

Dans un nuage de fumée irrespirable, les pompiers luttent contre ce feu "couvant" dans les ordures. Jeudi, ils espéraient venir à bout de l'incendie, "d'ici à la fin de semaine prochaine" selon le lieutenant-colonel Pierre Bisone. La préfecture a forcé la société à faire démolir le bâtiment pour que les soldats du feu puissent enfin pouvoir accéder à l'ensemble des déchets.

"Catastrophe"

Au plus fort de l'incendie, la pollution a atteint 800 microgrammes de particules fines par mètre cube d'air à certaines heures de la journée quand le seuil d'alerte journalier pour préserver la santé est dix fois plus bas, des niveaux comparables à ceux que connaît Pékin lors des pics de pollution. Le maire de Saint-Chamas Didier Khelfa a pris la décision mardi d'interdire le sport en extérieur et a demandé aux directeurs d'école d'empêcher les enfants de sortir en récréation.

Le visage fatigué, il ne décolère pas : "C'est une catastrophe sans commune mesure, si une personne tombe malade, je ne m'en re[...]

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