Protoxyde d’azote : attention à cette drogue hilarante

Protoxyde d’azote : attention à cette drogue hilarante

La préfecture des Alpes-Maritimes alerte sur ce détournement dangereux des siphons de crème. Mise en garde d’une pratique loin d’être sans risque.

Des capsules argentées jonchent le sol de certaines villes de France. Toutes contiennent du protoxyde d’azote, un gaz hilarant utilisé, notamment, dans les siphons de crème chantilly. Mais de nombreux adolescents ont trouvé un tout autre usage à ces capsules en vente libre et à un prix dérisoire dans les supermarchés et la plupart des épiceries. Ils détournent l’usage de ce gaz et l’utilisent comme gaz hilarant qu’ils déversent dans des ballons puis qu’ils respirent. 

Une pratique dangereuse dénoncée par les autorités sanitaires. Sur son compte Twitter, la préfecture des Alpes-Maritimes alerte sur une détournement non sans risque. “L’inhalation de ce gaz est donc à proscrire, les distorsions de perceptions visuelles et auditives, vertiges ou maladies lors de la prise de ce gaz pouvant en effet conduire à des accidents préjudiciables, tant pour la personne que pour les tiers environnants”.


Vers un texte de loi

Le communiqué officiel de la préfecture rappelle également qu’une mise en garde avait été formulée contre cet usage détourné “suite à l’augmentation alarmante de troubles neurologiques graves liés à cette pratique”. Ainsi, les autorités alertent sur deux risques majeurs liés à ce comportement : “Des risques immédiats (asphyxie par manque d’oxygène, perte de connaissance, risque de chute, d’étouffement…) et des risques en cas d’utilisation régulière et/ou importante avec des atteintes du système nerveux central et de la moelle épinière, des troubles psychiques ou des symptômes d’anémie”. Elle pointe également la dangerosité d’associer ce gaz hilarant à d’autres produits comme les drogues ou différents alcools. Au quotidien, les consultations jeunes consommateurs proposent un service d’accueil, d’écoute, de conseil et d’orientation assuré par des professionnels des addictions. 

Alertées par cette pratique, certaines communes ont déjà fait le choix d’interdire la vente de ces cartouches aux mineurs. Une proposition de loi dans ce sens doit d’ailleurs être prochainement soumise à l’Assemblée nationale.