Un prototype de fusée SpaceX s'écrase à nouveau à l'atterrissage

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Image du vol d'essai Starship SN8 de la société SpaceX qui s'est écrasé, le 09 décembre 2020 à Boca Chica au Texas

Un prototype de fusée de la société aérospatiale américaine SpaceX s'est écrasé mardi à l'atterrissage lors d'un vol d'essai depuis la côte du Texas, selon les images diffusées par l'entreprise.

Un autre prototype de la future fusée Starship avait connu le même sort en décembre. Il avait réussi à décoller avant de s'écraser dans une grande boule de feu.

"Nous avons encore eu un excellent vol", a cependant estimé un spécialiste de SpaceX commentant le vol d'essai, diffusé en direct.

"Nous devons juste travailler un peu sur l'atterrissage", a-t-il ajouté.

Le fantasque milliardaire Elon Musk, fondateur de SpaceX, n'a de son côté pas commenté l'événement sur les réseaux sociaux. Il avait annoncé plus tôt dans la matinée sa décision de s'éloigner de Twitter quelque temps. Son compte dénombre près de 45 millions d'abonnés.

Après un bras de fer avec l'administration fédérale de l'aviation américaine, le prototype Starship SN9 avait été autorisé à voler mardi.

L'engin a décollé à 14H30 locales pour atteindre une altitude de 10 kilomètres. Il a ensuite coupé progressivement ses moteurs et effectué une série de manœuvres horizontales. C'est lorsque la fusée a tenté de retrouver une position verticale qu'elle s'est écrasée.

- Objectif Mars -

Ces essais se produisent dans une zone quasi-déserte louée par SpaceX, à l'extrême sud du Texas, près de la frontière avec le Mexique et au bord du golfe du Mexique -- une zone suffisamment vide pour qu'un accident ou une explosion ne cause pas de dommages, ni ne fasse de victimes.

La fusée Starship sera composée d'un vaisseau habité et d'un premier étage, appelé Super Heavy, équipé de 37 moteurs au lieu de 9, le tout mesurant 120 mètres de hauteur, et capable d'emporter 100 tonnes en orbite autour de la Terre.

Elon Musk imagine lancer un jour plusieurs de ces vaisseaux à la conquête de Mars. Mais dans un premier temps, la fusée, si elle devenait opérationnelle, pourrait s'avérer utile pour des voyages plus proches, notamment pour la Lune, où la Nasa veut rétablir une présence durable à partir de 2024.

Starship est également le véhicule avec lequel le milliardaire japonais Yusaku Maezawa est censé aller faire le tour de la Lune, en théorie en 2023, un voyage au prix confidentiel.

ia/dax/rle