Protocole sanitaire dans les établissements scolaires: un préavis de grève déposé pour la semaine de la rentrée

Hugues Garnier
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Photo d'illustration - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN © 2019 AFP
Photo d'illustration - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN © 2019 AFP

"Un moyen de maintenir la pression". Le SNES-FSU, le premier syndicat des enseignants du second degré, a déposé ce vendredi un préavis de grève du 2 au 7 novembre prochain, soit la semaine de la rentrée scolaire après les vacances de la Toussaint.

Une réponse au nouveau protocole sanitaire annoncé par le ministère de l'Education nationale, pris en réaction au nouveau confinement, instauré jusqu'au 1er décembre minimum.

"Jean-Michel Blanquer a balayé d'un revers de la main une solution qui permettait pourtant de sécuriser les établissements: le passage à des demi-groupe en réduisant les effectifs", déplore Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du SNES-FSU, sur BFMTV.

Un nouveau protocole sanitaire décrié

Brassage limité entre élèves de groupes différents, port obligatoire du masque dès l'école élementaire, aération des salles de cours au moins toutes les deux heures, désinfection des locaux au minimum une fois par jour... Les nouvelles mesures auxquelles les établissements scolaires doivent se soumettre sont jugées insuffisantes ou irréalisables par le syndicat d'enseignants.

"Le nettoyage des classes, des escaliers, des parties communes... On nous dit qu'il va falloir les nettoyer davantage. Mais qui va les nettoyer? Comment?", s'inquiète Sophie Vénétitay, ajoutant que ces interrogations sont légitimes "pour toutes les mesures du protocole sanitaire".

Appel à réduire de moitié la jauge d'élèves

Pour le SNES-FSU, la réduction du nombre d'élèves permettrait à la fois de faire respecter une distanciation physique dans les salles de classes, mais également à la cantine.

"On aurait aimé en discuter, par exemple des lycéens, on aurait pu faire des groupes A et B où on fait les travaux chez soi pour la correction en cours..."

Un moyen de garantir la sécurité des élèves, de leurs familles et des enseignants, de poursuivre le travail pédagogique tout en évitant de trop recourir à l'école à distance, synonyme de "décrochage et d'accroissement des inégalités" entre écoliers. Une proposition jusqu'ici restée lettre morte, au grand dam du syndicat.

"On a fait d'autres propositions, elles sont toujours sur la table. Il faudrait qu'elles soient entendues. Aujourd'hui la balle est dans le camp du gouvernement, à eux de la saisir", conclut Sophie Vénétitay.

Article original publié sur BFMTV.com