Prothèse de genou : de bien meilleurs résultats

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Ce ne sont plus des opérations de la dernière chance, mal supportées et peu fiables. Le docteur Jean-Louis Sanouiller* nous explique les progrès réalisés.

Paris Match. A qui s’adresse ce type d’intervention ?
Jean-Louis Sanouiller. Aux patients dont l’arthrose ou, plus rarement, l’arthrite inflammatoire (polyarthrite rhumatoïde, par exemple) ne sont plus soulagées par les traitements médicaux ou chirurgicaux (opérations d’ostéotomie rétablissant l’axe du membre pour mieux répartir les charges et freiner l’évolution de l’arthrose). Ces personnes souffrent de douleurs mécaniques intenses, gênant la montée des escaliers et la marche (boiterie, usage de canne), et ressentent fréquemment des douleurs nocturnes. Le plus souvent, elles ont entre 65 ans et 75 ans, sont des femmes (dans 2 cas sur 3) et ont un excès de poids (dans 8 cas sur 10).

Quels sont les éléments du bilan ?
Une radio simple du genou (face, profil et en position de schuss). Une IRM est utile pour une étude détaillée du cartilage, de l’os, des tendons et des ligaments de l’articulation. Le remplacement de la totalité du genou est le plus souvent indiqué. La prothèse “partielle” (geste plus limité) est réservée à certains cas bien choisis.

En quoi la chirurgie a-t-elle progressé ?
Les prothèses d’hier à charnière, très rudimentaires, ont été remplacées par des prothèses à glissement qui reproduisent la cinétique du genou normal et durent vingt ans en moyenne. La prise en charge de la douleur associe trois anesthésies : générale, régionales du membre et du site opératoire. Plus de 100 000 prothèses du genou sont posées en France chaque année.

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La douleur étant modérée, la personne opérée peut se lever le jour même

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Comment se déroule l’opération ?
L’incision cutanée passe en avant du genou pour permettre l’accès aux trois compartiments de l’articulation : ceux interne et externe, situés entre le fémur et le(...)


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