Protectionnisme : l'exemple de la Suisse

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Dans la région de Lausanne, en Suisse, sur 350 hectares, des serres à perte de vue. Le plus grand producteur de fruits et légumes du pays. Une entreprise qui profite à plein du protectionnisme suisse. Comme pour cette salade de mâche, ou plutôt, rampon, comme on l'appelle de ce côté des Alpes. Ici, 5 tonnes sortent des serres chaque semaine. Et en Suisse, il n'y a rien de plus cher que la main d'oeuvre. Le salaire minimum, pour un ouvrier agricole, est à 3 214 euros bruts par mois.

Un système de quotas

Seule solution pour être compétitif : taxer la mâche étrangère qui concurrence le rampon suisse. Lorsque les agriculteurs suisses produisent assez de légumes, pour répondre à la demande, une barrière douanière est installée à l'entrée du pays. La mâche étrangère se voit alors taxée jusqu'à 16 480 euros par tonne. Les importations deviennent hors de prix et les producteurs suisses en profitent pour vendre. Inversement, si la culture helvète n'est pas suffisante pour couvrir les besoins, des quotas d'importation sont autorisés. Aucune taxe, la mâche étrangère peut entrer en suisse.

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