Comment sont protégés les candidats à l'élection présidentielle?

L'attentat déjoué ce mardi à Marseille remet sur la table la question de la sécurité des candidats à l'élection présidentielle. Si une protection est offerte par le ministère de l'Intérieur à chaque candidat, son degré diffère suivant la notoriété et le risque qui règne autour de chacun d'entre eux.

Attentat déjoué, enfarinage, gifle,... Les candidats à l'élection présidentielle sont quotidiennement menacés. Et le ministre de l'Intérieur en a conscience. Si lors des primaires les candidats devaient adresser une demande au ministère pour pouvoir bénéficier d'une protection, celle-ci est automatiquement attribuée aux onze prétendants officiels à la présidence.  

Cette protection est assurée par le service de la protection de la police nationale, plus communément appelé SDLP - anciennement SPHP, service de protection des hautes personnalités - qui se charge de protéger les élus, anciens élus, dirigeants étrangers et personnalités particulièrement menacées sur le territoire français. La sécurité est mise en place dès le mois de mars.

Une protection différenciée suivant la notoriété des candidats

Cette protection se traduit principalement par la présence permanente de gardes du corps autour des candidats. Pour donner un ordre de grandeur, Benoit Hamon bénéficie de 10 policiers, Jean-Luc Mélenchon de 8 et Emmanuel Macron de 7. Les effectifs du SDLP attribués ne sont donc pas les mêmes d'un candidat à l'autre. Ils varient suivant la notoriété du candidat, et de la menace potentielle qui pèse autour de celui-ci. 

Une décision arbitraire qui contrarie certains candidats moins médiatiques. Le directeur de cabinet d'un candidat préférant rester anonyme a déclaré au JDD :

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