Proposition de loi "sécurité globale": une réunion avec Castex et Darmanin proposée par Castaner

Thomas Soulié avec Clarisse Martin et AFP
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Police - Photo d'illustration - Bertrand Langlois / AFP
Police - Photo d'illustration - Bertrand Langlois / AFP

Une réunion doit se tenir ce jeudi à 19h30 avec le Premier ministre Jean Castex, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, la présidente de la Commission des lois de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, et le président de la Commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale Bruno Studer, selon des sources parlementaires à BFMTV.

La réunion, sollicitée par l'ancien ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, désormais chef de file des députés La République en marche (LaREM), a pour objectif d'échanger sur le controversé article 24 de la proposition de loi dite "Sécurité globale", portée par deux députés LaREM. Le lieu, Matignon ou une visioconférence, n'a pas encore été tranché.

Une mesure qui fait polémique

L'article 24 a pour objet d'encadrer la diffusion d'images des forces de l'ordre. Soutenue par les syndicats policiers, la mesure fait bondir représentants des journalistes et défenseurs des libertés publiques.

Cette réunion a pour objet de "mettre les options sur la table" quant au sort de ces mesures d'une proposition de loi de la majorité, examinée depuis mardi par l'Assemblée nationale, et aussi d'"aider au dialogue" avec les députés LaREM, selon une source parlementaire à l'Agence France-Presse (AFP). Christophe Castaner avait déjà défendu mardi, "loin des caricatures", cette proposition de loi. Des députés LaREM ont suggéré d'inscrire dans le texte le rappel de la "liberté de la presse", ou d'exclure les journalistes de la mesure.

Selon le ministère de l'Intérieur, Gérald Darmanin proposera lors de cette réunion de préciser dans l'article 24, que la liberté de la presse n'est pas menacée.

Une autre piste, mais qui n'est pas privilégiée, serait de supprimer l'article litigieux et de renvoyer le débat au projet de loi sur les séparatismes, qui doit créer un délit réprimant la haine en ligne ainsi que des sanctions spécifiques pour les pressions exercées sur des agents de l'Etat ou des élus.

Le floutage un temps évoqué par Darmanin

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait froissé certains "marcheurs" la semaine dernière en évoquant un durcissement de la mesure, via le floutage obligatoire des forces de l'ordre. Il n'y fait plus référence depuis.

Le ministre a semé à nouveau le trouble mercredi, en affirmant que les journalistes "doivent se rapprocher des autorités" en amont des manifestations pour "pouvoir rendre compte, faire (leur) travail". Il s'est ensuite repris dans la soirée, affirmant que ce n'était pas une obligation.

Article original publié sur BFMTV.com