Proposition de loi sur la "sécurité globale" : une atteinte à la liberté de la presse pour les syndicats de journalistes

franceinfo avec AFP
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Les principaux syndicats de journalistes et la Ligue des droits de l'homme (LDH) ont dénoncé, lundi 9 novembre, la proposition de loi LREM-Agir sur la "sécurité globale" qui, en pénalisant l'usage "malveillant" d'images des forces de l'ordre, vise selon eux à "restreindre la liberté de la presse". Ce texte controversé est censé consolider les polices municipales et le secteur de la sécurité privée, mais aussi protéger davantage les forces de l'ordre, victimes d'une série d'agressions.

Il entend notamment "interdire la diffusion, par tous moyens, de l'image d'un policier, d'un gendarme ou d'un militaire en opération, dans le but de porter atteinte à leur intégrité physique ou psychique", rappelle dans un communiqué l'intersyndicale SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes, SGJ-FO, aux côtés de la LDH et des fédérations internationale et européenne de journalistes.

Les risques du "direct"

Mais ce "nouveau délit", punissable d'un an de prison et 45 000 euros d'amende, "a pour objectif réel de restreindre le droit des journalistes et la liberté de la presse de manière disproportionnée par rapport à la réalité de la menace", assurent ces organisations.

"Il permettrait d'interpeller tout journaliste qui filme en direct une opération de (...)

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