Proposition de loi sur la "sécurité globale" : une attaque contre "les personnes qui documentent les violences policières", dénonce Amnesty international

franceinfo
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La proposition de loi dite de "sécurité globale", soutenue par les députés de la majorité, sera examinée du 17 au 20 novembre par l’Assemblée nationale. Ce texte prévoit de sanctionner la diffusion de vidéos dans lesquelles policiers ou gendarmes seraient identifiables. Amnesty International France dénonce une entrave à la liberté d’informer. "On a l'impression qu'on est en train de s'attaquer aux personnes qui documentent tous les cas de violences policières", estime mardi 10 novembre sur franceinfo Anne-Sophie Simpere, chargée de plaidoyer Libertés à Amnesty international France.

franceinfo : Qu'est-ce qui vous inquiètedans cette proposition de loi ?

Anne-Sophie Simpere : Contrairement à ce que dit Christophe Castaner, on n'est pas dans un texte de clarté. On parle de volonté de nuire, donc cela suppose l'interprétation de l'intention, on parle d'atteinte à l'intégrité psychique ce qui est très large.

Cela va faire peser une menace sur toute personne, journaliste, observateur des droits humains, citoyens, qui souhaite filmer la police.

Anne-Sophie Simpere

à franceinfo

La sanction est assez lourde (un an de prison et 45 000 euros d'amende) et cela peut dissuader des personnes de le faire. Dissimuler le visage des policiers demande des compétences techniques que tout le monde n'aura pas.

Les policiers demandent une protection (...)

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