Propos racistes de Grégoire de Fournas: Sébastien Chenu aurait "suspendu la séance" mais critique la sanction

Propos racistes de Grégoire de Fournas: Sébastien Chenu aurait "suspendu la séance" mais critique la sanction
Sébastien Chenu, invité de BFM Politique, le 6 novembre 2022. - BFMTV
Sébastien Chenu, invité de BFM Politique, le 6 novembre 2022. - BFMTV

"Je regrette que l'Assemblée nationale se soit laissée entraîner dans une manipulation née des rangs de l'extrême gauche (...) qui a pour but que l'on ne puisse plus s'exprimer sur les politiques migratoires de notre pays". Invité de BFM Politique ce dimanche, le député RN Sébastien Chenu est revenu sur les propos racistes prononcés par son collègue Grégoire de Fournas à l'Assemblée nationale, qui lui ont valu 15 jours d'exclusion de l'hémicycle.

Pour le porte-parole du Rassemblement national et vice-président de l'Assemblée nationale, "la sanction prise est totalement disproportionnée par rapport à l'attitude de ce député".

Un "propos politique"

"Grégoire de Fournas a eu un propos politique, qui est relié à ce que nous défendons, qui est de dire de ne pas accueillir de bateau de migrants sur les côtes européennes et françaises", a-t-il jugé.

Pour rappel, le député sanctionné avait invectivé le député noir de LFI Carlos Martens Bilongo qui s'exprimait sur le sort des migrants en Méditerrannée, lançant "qu'il(s) retourne(nt) en Afrique".

Chenu aurait "suspendu la séance"

Une déclaration derrière laquelle il n'y a aucune forme de racisme", a estimé Sébastien Chenu sur notre plateau, qui y voit des "propos politiques". "J'aurai pu tenir le propos que ce bateau retourne dans leurs ports d'attache (...) Il peut venir d'Afrique ou d'ailleurs", a-t-il ajouté.

Le vice-président de l'Assemblée a toutefois assuré qu'il aurait lui-même "suspendu la séance", à l'instar de la présidente Yaël Braun-Pivet, "parce que vous ne pouvez pas, quand il y a un vacarme tel, continuer la séance". "J'aurais réuni un bureau mais je n'aurais jamais demandé qu'une sanction soit prise pour un propos politique", a-t-il martelé.

Article original publié sur BFMTV.com