"Propos mensongers", "manque de rigueur", "éléments déloyaux": la lettre de Solère à Ferrand contre le parquet de Nanterre

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Dans le contexte d’effervescence sur les questions de justice, le courrier va provoquer un nouveau tollé. Il constitue un véritable missile sur le Parquet de Nanterre. Le 7 avril, Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine, a écrit une lettre incendiaire au président de l’Assemblée, dont Marianne révèle ici le contenu. Dans ce texte au vitriol, le député, visé depuis 2016 par une cascade d’affaires judiciaires dont il conteste tout, entend démonter comment le parquet de Nanterre aurait ni plus ni moins « menti délibérément » à la représentation nationale. « Des faits d’une très grande gravité », prévient d’entrée Thierry Solère dans son courrier à Richard Ferrand. « Au vu des informations dont je dispose aujourd’hui, il apparaît en effet que le Parquet de Nanterre a, dans le cadre de cette procédure, abusé de la confiance de l’institution que vous présidez »…

Capture d'écran d'une partie de la lettre de Thierry Solère à Richard Ferrand

Au centre de ce bras de fer, une pièce judiciaire en date du 18 juin 2018 signée de Catherine Denis, la procureure de Nanterre. Dans ce document, validé alors par la garde des Sceaux et adressé l’Assemblée, la magistrate récapitule les soupçons judiciaires à l’encontre du député des Hauts-de-Seine dans le but d’obtenir la levée de son immunité parlementaire. Sur la base de ce rapport, le bureau de l’Assemblée avait ensuite levé l’immunité du député des Hauts-de-Seine, puisque pour le parquet, ceci s’imposait dans le but de placer l’intéressé en garde à vue. Or Thierry Solère est formel : «


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