Proportionnelle: un "débat important" qui "doit se poursuivre" selon Macron

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Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à l'issue du Conseil des ministres, le 10 février 2021 à Paris

Emmanuel Macron a estimé mercredi que le débat "important" sur l'introduction d'une dose de proportionnelle aux prochaines élections législatives devait "se poursuivre", a déclaré le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

La question a été abordée au cours du Conseil des ministres au lendemain du dépôt d'une proposition de loi par le chef de file des députés MoDem Patrick Mignola, qui suivait un appel de François Bayrou pour réclamer l'instauration de la proportionnelle dès 2022.

"Le président a indiqué que c'était un débat important et qu'il devait se poursuivre, notamment entre les forces politiques", a précisé le porte-parole.

Il a rappelé que l'introduction d'une dose de proportionnelle était "un engagement de campagne" pris par Emmanuel Macron "devant les Français en 2017" et qu'il "s'inscrivait dans une réforme plus large de nos institutions" comprenant notamment la réduction du nombre de parlementaires.

"Je sais que beaucoup de Français sont favorables à cette mesure et que cette réforme globale des institutions a été bloquée par les oppositions en 2018", selon Gabriel Attal. "Dans ces conditions, les réflexions se poursuivent" mais "il semble compliqué d'isoler une mesure par rapport aux autres".

Plusieurs autres responsables de partis se sont joints à la démarche de Patrick Mignola, dont Jean-Luc Mélenchon (LFI), Julien Bayou (EELV), Marine Le Pen (RN) et Jean-Christophe Lagarde (UDI), mais pas Olivier Faure (PS) qui juge qu'il est "trop tard". Quant aux Républicains, ils sont hostiles à la proportionnelle.

Des responsables macronistes plaident pour une mise en oeuvre après 2022, notamment pour des raisons de calendrier parlementaire, bousculé par la crise sanitaire.

Dans sa proposition, M. Mignola suggère comme base de travail une proportionnelle départementale dans les départements de 12 députés et plus, "correspondant ainsi à un taux de 22,5% d’élus à la proportionnelle". Dans les autres départements, le scrutin majoritaire uninominal à deux tours serait conservé.

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