Six ans après, retour à Florange

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Les hauts-fournaux de l'usine sidérurgique Arcelor-Mittal de Moselle se sont éteints en 2011. L'Express est revenu sur place.

Le ciel bas et une fine pluie glaciale soulignent l'âpreté des lieux. 550 000 mètres carrés de bâtiments d'acier et de béton aux couleurs délavées, traversés par des kilomètres de pipelines et hérissés de cheminées crachant fiévreusement leur vapeur d'eau. L'usine sidérurgique ArcelorMittal de Florange, en Moselle, est une fourmilière où s'activent nuit et jour plus de 2 000 salariés. Un site tentaculaire qui s'étale en réalité sur plusieurs communes de la vallée de la Fensch.  

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Il y a six ans, les hauts-fourneaux d'où sort la fonte en fusion ensuite transformée dans l'usine s'éteignaient au terme d'un long combat. Un conflit dur, qui a marqué au fer rouge le début du quinquennat Hollande. Le site est aujourd'hui retombé dans l'anonymat avec le départ des caméras de télévision. Mais qui a pu oublier la bataille des métallos de Florange, défendant bec et ongles leurs emplois face aux dirigeants indiens d'ArcelorMittal, le n° 1 mondial de l'acier ? Nous avons voulu retourner sur place. Voir ce qu'était devenue cette aciérie, symbole de la désindustrialisation hexagonale et d'une France qui se sent abandonnée par les politiques. Retrouver aussi les principaux acteurs de cette bataille qui a passionné les Français. Comprendre, enfin, comment la vie reprend ses droits. 

270 millions d'euros investis en cinq ans

S'il y a au moins un point sur lequel tout le monde semble aujourd'hui s'accorder, c'est que l'usine de Florange va mieux. Bien mieux. "Alors que l'accord de sortie de conflit, signé le 30 novembre 2012 avec le gouvernement Ayrault, prévoyait 180 millions d'euros d'investissements en cinq ans, 270 millions ont déjà été signés", détaille François Marzorati, président du comité de suivi du dossier ArcelorMittal Florange. L'ancien sous-préfet de Thionville (Moselle), aujourd'hui à la retraite, est chargé de s'assurer que l'industriel respecte ses engagements. 

Il nous accueille dans son vaste bureau, perché sous les toits ...Lire la suite sur L'Express.fr

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