Projet de vaste piscine nucléaire : ouverture d'une concertation publique

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Jusqu’au 18 février 2022, sur un site dédié, chacun peut s'exprimer sur ce projet de bassin qui vise à "éviter la saturation" des piscines actuelles de La Hague. Malgré tout, son lancement est jugé "urgent" par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) face aux risques de saturation des bassins actuels.

Une concertation préalable du public s'est ouverte lundi 22 novembre 2021 au sujet d'un projet d'immense piscine de combustibles nucléaires à La Hague (Manche) qui vise à répondre au risque de saturation des bassins actuels, a constaté l'AFP.

Chacun peut, jusqu'au 18 février, via le site , s'exprimer sur ce projet de bassin qui vise à "éviter la saturation" des piscines actuelles de La Hague (Manche), selon la commission nationale du débat public. Une première réunion publique est en outre prévue lundi en présentiel à 19h30 à Beaumont-Hague.

Risque de saturation

La piscine, dont le coût est évalué à 1,25 milliard d'euros, aurait une capacité de 6.500 tonnes de combustibles. Les bassins actuels en comptent un peu moins de 10.000 tonnes, l'équivalent de 100 cœurs de réacteurs. Un deuxième bassin est envisagé à côté du premier soumis à la concertation.

Tous les combustibles irradiés dans les centrales françaises pour produire de l'électricité convergent vers les piscines de la Hague pour y refroidir, avant d'être retraités par Orano. Le lancement de ce projet d'EDF est "vraiment urgent", face aux risques de saturation des bassins actuels, estimait en juin 2020 l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Si les bassins sont pleins, les réacteurs doivent progressivement s'arrêter.

Opposition des écologistes

EELV et Greenpeace sont opposés à ce projet et prônent un entreposage des combustibles usés, à sec, à côté de chaque centrale, sans retraitement, comme cela se fait à l'étranger. Pour EDF et Orano, le retraitement vise à réduire le volume des déchets nucléaires. Mais pour les écologistes, ce n'est pas le cas et le retraitement est pour eux une opération "extrêmement polluante". Selon eux, les combustibles recyclés fabriqués par Orano à partir des combustibles usés sont dans les faits très peu utilisés.

Le sénateur PS de Cherbourg Jean-Michel Houllegatte est lui favorable à ce projet. Dans un rapport parlementaire publié en 2018 Barbara Pompili alors députée LREM avait indiq[...]

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