Projet de "Smic" européen : l’Union européenne piétine, le patronat jubile

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En septembre 2020, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait vivement critiqué la concurrence déloyale sur le marché européen, avant de faire machine arrière lors du sommet européen de Porto ces 7 et 8 mai.

L’Europe sera sociale, le jour où elle accélérera la convergence par le haut des salaires minimaux de ses États membres. Ou bientôt ne sera plus, car la colère des citoyens, dont le travail est délocalisé dans les pays de l’Union européenne où le " Smic " local oscille entre 467 euros et 700 euros bruts, l’aura emportée...C’est une évidence, et pourtant. Réunis les 7 et 8 mai à Porto, les chefs d’États et de gouvernements européens qui devaient concrétiser les grands principes du pilier social européen adopté en 2017 à Göteborg en Suède, se sont contentés de déclarations d’intentions, dont le suivi sera assuré par un "tableau de bord", faute de compromis offensif.L’Union européenne veut donc promouvoir un taux d’emploi de 78%, sortir 15 millions de pauvres de l’exclusion et, dernier objectif un poil lunaire, que 60% adultes participent à des activités de formation chaque année. Une uverture qui a permis au président français Emmanuel Macron de faire une large publicité au compte professionnel de formation (CPF) déployé en France.Machine arrière touteEn revanche, la déclaration finale de Porto n’évoque pas nommément le projet de directive relative "à des salaires minimaux adéquats dans l'Union européenne" pourtant promis par la...

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