Un projet de nouvelle piscine nucléaire fait des remous à La Hague

KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Lors de la réunion du Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire, le 7 juin 2022, un collectif a pu exprimer publiquement son désaccord sur la possible construction d’une nouvelle piscine devant accueillir 6500 tonnes de combustibles nucléaires usés. Alors qu’il y urgence à trouver de la place pour 100 tonnes nouvelles par an.

"Je m’appelle Marie Tassel, membre du collectif « Piscine nucléaire Stop ». J’habite à Virandeville, à 20 km et du CSM (1) de l’Andra, à 12km de la centrale EDF à Flamanville et 12 km de Naval Group à Cherbourg". C’est en plantant un tel décor qu’ont tenu à se faire clairement entendre le mardi 7 juin 2022 trois membres (2) d’un groupement qui voit d’un mauvais œil le "projet de piscine centralisée d’EDF" à La Hague, lors d’une réunion plénière à Paris du Haut Comité à la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (). La nouvelle piscine qui dérange, à 1,25 milliard d’euros, abriterait sous eau 13.000 assemblages, soit 6500 tonnes de combustibles usés, à partir de 2034. Était tout spécialement à l’écoute Olivier Giraud, directeur de ce projet piscine pour EDF, outre les très nombreux acteurs du monde nucléaire, présents à la réunion du Haut Comité (lire encadré).

Le "choc" reçu par les habitants de La Hague

C’est que l’affaire est stratégique. Les combustibles usés (3) des centrales nucléaires françaises s’accumulent et la course est engagée pour de nouvelles capacités d’entreposage. "L’entreposage dans les piscines d’ORANO à La Hague arrive à saturation vers 2030. […] Le besoin augmente d’environ 100 tonnes par an" notent dans un rapport publié en mars 2022 Pascal Brerat et Jean-Daniel Vazelle, garants de la concertation préalable organisée sur le sujet de cette nouvelle piscine par la Commission nationale du débat public (CNDP). Sauf que le débat démarré fin novembre 2021, , début février 2022. En effet, pour la première fois depuis des décennies où fonctionne l’usine de La Hague, une fronde locale s’est amorcée. Et si la concertation doit reprendre dans quelques jours, le collectif prévient qu’il ne compte pas s’y associer : "Stop. Trop c’est trop. Laissez La Hague tranquille". Marie Tassel rappelle le "choc" reçu par les habitants, "lorsqu’ils ont compris, lors d’une première réunion de concertation, qu’allait être construit un bâtiment de 200 mètr[...]

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