Avec le projet de loi "séparatisme", Gérald Darmanin en première ligne

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Deux semaines de débats potentiellement inflammables se sont ouvertes lundi à l'Assemblée nationale. Les députés ont en effet entamé l'examen du projet de loi contre le "séparatisme", qui doit renforcer l'arsenal contre l'islamisme radical. Devant les élus, Gérald Darmanin a défendu un texte qui "ne combat par les religions (...) mais l'OPA islamiste", et vanté la laïcité comme "remède" pour soigner un pays "malade" du séparatisme islamiste. Pour le ministre de l'Intérieur, cette séquence politique est en tout cas cruciale, d'autant plus qu'il est mis sous pression par un Emmanuel Macron qui joue gros avec ce texte. 

Gérald Darmanin n'a donc pas le droit à l'erreur, tout d'abord car il défend un texte très sensible, touchant à l'intimité, à la liberté de culte et de conscience, mais aussi parce que le projet de loi tient beaucoup à cœur au chef de l'État. 

Le président de la République a mis plus de trois ans pour se faire un avis précis sur le sujet, avant de prononcer son discours des Mureaux, le 2 octobre dernier, où il avait présenté sa stratégie pour lutter contre l'islam radical. Emmanuel Macron, à qui une partie de l'opposition reproche souvent la faiblesse de son bilan ...


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