Projet d'attentat dans l'Hérault : un dispositif de mise à feu retrouvé dans l'appartement familial

Eric Pelletier
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La garde à vue d'une jeune femme de 18 ans, soupçonnée d'avoir projeté un attentat, se poursuit, lundi 5 avril, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), dans les locaux de la DGSI, l'un des principaux services de lutte antiterroriste. Elle a été arrêtée dans la nuit de samedi à dimanche à Béziers (Hérault) pour "association de malfaiteurs terroriste" et "détention et fabrication d'explosifs en relation avec une entreprise terroriste", en compagnie de quatre autres membres de sa famille – sa mère et ses sœurs.

C'est une veille sur les réseaux sociaux qui, vendredi après-midi, a alerté les enquêteurs de la DGSI. Ils ont décidé d'agir en urgence, épaulés par le Raid, craignant que la jeune femme ne cherche à s'en prendre à des fidèles dans des églises, notamment à Montpellier, lors du week-end de Pâques.

Dispositif de mise à feu et sabre japonais

La perquisition effectuée dans le logement familial biterrois, situé dans le quartier populaire de la Devèze, a débouché sur la découverte de produits chimiques assez courants (eau oxygénée, acétone…) mais susceptibles d'"entrer dans la composition de TATP", un explosif artisanal prisé des jihadistes. Il y a encore plus troublant. Selon nos informations, un dispositif de mise à feu, à partir d'un téléphone portable et de papier d'aluminium, était relié à un assemblage de bouteilles scotchées entre elles, comme l'a évoqué Le Parisien.

Aucune trace d'explosif confectionné n'a été retrouvée, mais les enquêteurs soupçonnent que des essais (...)

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