Projet d'attentat d'un groupe néonazi: cinq personnes en garde à vue depuis mardi

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Ces cinq personnes sont soupçonnées d'avoir voulu préparer une action violente contre une loge maçonnique. Dans le même dossier, trois personnes avaient déjà été écrouées en mai.

Cinq personnes ont été placées mardi en garde à vue dans l'enquête sur un groupuscule néonazi soupçonné d'avoir voulu préparer une action violente, notamment contre une loge maçonnique, selon une information du Parisien confirmée par BFMTV et l'AFP.

Dans ce dossier, trois membres de ce groupuscule baptisé "Honneur et nation" avaient déjà été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et écroués début mai.

Trois de ces cinq personnes, âgées de 23 à 58 ans, ont été interpellées dans la Nièvre, en Charente-Maritime et dans les Hauts-de-Seine. Les deux dernières, incarcérées dans le cadre de l'enquête sur l'enlèvement en avril de la petite Mia, ont été extraites de prison pour être placées en garde à vue dans cette procédure.

Selon une source proche du dossier, il s'agit de personnes appartenant à l'entourage des personnes déjà mises en examen dans cette enquête.

Ces dernières sont soupçonnées d'avoir voulu préparer une action violente, potentiellement contre une loge maçonnique. Le projet ne semblait toutefois pas imminent.

Elles avaient été interpellées en mai à la suite d'échanges entre elles, et notamment parce qu'elles faisaient des recherches sur d'éventuels explosifs et avaient effectué des repérages.

Six enquêtes ouvertes depuis 2017

Selon une source proche du dossier, certaines de ces personnes étaient en contact avec Rémy Daillet. Cette figure du mouvement complotiste français qui résidait en Malaisie avait été expulsé du pays, puis mis en examen notamment pour "complicité d'enlèvement d'un mineur en bande organisée", en l'occurrence la petite Mia en avril, et écroué en France.

Depuis 2017, six enquêtes liées à des projets d'attentats d'ultradroite ont été ouvertes par le parquet antiterroriste.

L'une d'elles, visant un groupuscule baptisé OAS, a déjà abouti au renvoi en correctionnelle de six personnes. Leur procès a débuté mardi à Paris.

Article original publié sur BFMTV.com

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