Projet d'attentat contre Emmanuel Macron : l'ultradroite dans le viseur de la DGSI

Par Aziz Zemouri et Marc Leplongeon
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Selon la DGSI, Delphine T. serait la onzième personne mise en cause dans l'affaire dite des
Selon la DGSI, Delphine T. serait la onzième personne mise en cause dans l'affaire dite des

Alors que les services de renseignements sont mobilisés contre la menace terroriste islamiste, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) garde un ?il sur les figures de l'ultradroite française. Les derniers attentats de Nice et de Conflans-Sainte-Honorine ont poussé le milieu du renseignement à resserrer ses dispositifs de surveillance autour de personnalités déjà connues, soupçonnées de vouloir s'en prendre à la communauté musulmane.

C'est dans ce contexte de très forte tension que la DGSI, saisie par un juge d'instruction dans le cadre d'une commission rogatoire, a procédé à une nouvelle interpellation dans le dossier dit des « Barjols », ce groupuscule démantelé en 2018 après avoir fomenté un coup d'État. Delphine T., aide-soignante à la retraite, a été sortie de son lit, mardi 3 novembre, par une escouade de fonctionnaires de police cagoulés. Elle a été dénoncée, lors d'un interrogatoire, par un homme qui avait déjà été interpellé dans le cadre de cette affaire. Ce dernier la désigne comme l'instigatrice de leurs projets.

Un profil Facebook vindicatif

Sur son profil Facebook, l'égérie du complotisme annonce la couleur. Un zoom sur ses yeux bleus en surimpression surmonte un c?ur formé d'armes à feu : des revolvers, des pistolets, un ou deux fusils et une grenade. Delphine T. se présente comme une ancienne élève de Saint-Cyr Coëtquidan puis passée par l'Ensoa de Saint-Maixent, l'école des sous-officiers d'active de l'armée de terre, située dan [...] Lire la suite