Le projet de coup d'État de Rémy Daillet impliquait un ex du FN, candidat aux législatives de 2012

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Rémy Daillet préparait un coup d'État, Francis Maginot (ex-FN) était impliqué (Photo: Associated Press)
Rémy Daillet préparait un coup d'État, Francis Maginot (ex-FN) était impliqué (Photo: Associated Press)

EXTRÊME DROITE - Du Rassemblement Bleu Marine à “l’Opération Azur”. Ce mardi 9 novembre, Streetpress révèle que le coup d’État imaginé par Rémy Daillet, figure du complotisme, impliquait un ancien candidat du Front national aux élections législatives de 2012, Francis Maginot. Un ancien militaire qui avait pour mission de “prendre en charge la création de bataillon de combattants”, selon des documents de l’enquête consultés par le média en ligne. Son nom et son parcours politique n’avaient pas été révélés dans la série d’articles du Parisien consacrés à cette affaire hors normes.

Ayant pour nom de code “Colonel Quinze”, l’ancien frontiste (dont les violentes publications antisémites avaient été épinglées par L’Express en 2014) a admis devant les enquêteurs de la DGSI avoir été en charge du recrutement des membres de l’organisation et de leur “coordination en groupes d’actions”. Concrètement, il nommait des chefs de groupe sur tout le territoire et échafaudait la stratégie qui aurait permis au groupuscule de renverser le gouvernement. Tout ça, sur “les instructions de Daillet”, a-t-il assuré.

Mein Kampf et armes médiévales

Une ébauche de putsch prévoyant des affrontements avec les forces de l’ordre mais qui, en réalité, emprunte davantage au plan foutraque qu’à une réelle organisation paramilitaire. À titre d’exemple, Francis Maginot préconisait le recours à des armes médiévales, comme la hallebarde ou la masse d’armes. Pour autant, toujours selon Streetpress, l’ancien frontiste plaidait également pour l’utilisation de boucliers anti-émeutes artisanaux ou d’explosifs improvisés, comme les cocktails molotov.

Lors de la perquisition à son domicile, les enquêteurs ont mis la main sur plusieurs ouvrages antisémites, dont une édition française de Mein Kampf daté de 1938, ainsi qu’un revolver détenu sans autorisation. Arrêté début octobre, Francis Maginot a été mis en examen pour “association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes”.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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