Le projet de colonies vers Masafer Yatta viole le «droit international», pour les Palestiniens

Israël est sur le point de réunir un comité cette semaine pour annoncer la construction de 4 000 nouveaux logements pour les colonies juives en Cisjordanie occupée, en violation du droit international. S’il est approuvé, ce plan serait la plus grande avancée en matière de colonisation depuis l'entrée en fonction du président américain Joe Biden qui s’oppose à la croissance des colonies.

Avec notre correspondante à Ramallah, Alice Froussard

« Ces plans de construction sont une violation flagrante du droit international et des Conventions de Genève, un coup d'État contre les accords signés », affirme ce samedi le ministère palestinien des Affaires étrangères dans un communiqué. Pour ce dernier, ces nouvelles constructions ne font « qu’attiser les tensions, saper la confiance ainsi que la viabilité d’une solution a deux États ».

« Défi flagrant »

Le ministère des Affaires étrangères parle également d’un « défi flagrant » pour les États-Unis et la communauté internationale, car ce projet de construction de 4 000 nouvelles maisons pour les colonies pourrait nécessiter la démolition de 12 villages à Masafer Yatta, dans les collines au sud d'Hébron, et la saisie de près de 5 500 acres de terre, soit près de 2 225 hectares dans la vallée du Jourdain.

Une réaction américaine insuffisante

Annoncé vendredi par les Israéliens, ce projet a été critiqué par le département d’État américain, qui y voient des « mesures unilatérales qui exacerbent les tensions », mais ces mots sont « insuffisants », selon les Palestiniens. « Ils ne s’élèvent pas au niveau des crimes de construction des colonies » a déclaré le ministère.

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