Comment les profs de maternelle continuent à s'occuper de vos enfants

«La meilleure réponse consiste à se soutenir et à partager nos ressources pour ne pas se retrouver seuls.» | Kristin Brown via Unsplash

Le télétravail se révèle particulièrement difficile pour les enseignant·es de petite et moyenne sections, des niveaux non inclus dans le dispositif de continuité pédagogique.

«Cette mesure, nous y sommes préparés», se targuait le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer après l'annonce par Emmanuel Macron de la fermeture de l'ensemble des établissements scolaires, à partir du lundi 16 mars, pour ralentir la propagation du Covid-19.

L'affirmation a pourtant rapidement été démentie par les profs et contredite par les bugs de la plateforme du Centre national d'enseignement à distance (CNED), baptisée «Ma classe à la maison».

Les enseignant·es contournent ces difficultés en envoyant à leurs élèves des cours, exercices, conseils de lectures et de contenus numériques par mail ou en passant par Google Drive, voire par des logiciels comme Discord.

La situation s'avère encore plus complexe pour les classes de petite et moyenne sections, qui ne sont pas incluses dans le dispositif de continuité pédagogique et dont le programme consiste surtout en des manipulations et des activités.

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La priorité actuelle du ministère et des rectorats concernant la mise en place de l'accueil des enfants des personnels soignants, il revient aux professeur·es de faire preuve d'imagination.

Ce cas de figure inédit contraint souvent le corps enseignant à chercher par lui-même les ressources les plus adaptées pour maintenir le lien avec les enfants, et à trouver un équilibre entre d'une part la poursuite du programme et de l'autre la liberté et les moyens d'action limités des parents.

Enseignante en petite et moyenne sections dans le Loiret, Mélanie* se sent un brin abandonnée. «Nous n'avons absolument pas reçu de consignes. Seules quelques informations ont été relayées par notre chef d'établissement, mais ça restait assez vague et la continuité (...) Lire la suite sur Slate.fr