Professeurs accusés d'islamophobie : retour sur une semaine de polémique à Sciences Po Grenoble

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Querelle autour du terme d'"islamophobie". Le climat s'était tendu depuis plusieurs semaines à Sciences Po Grenoble. Tout commence quand un professeur d'allemand critique la présence du terme "islamophobie" dans l'intitulé d'un groupe de travail se tenant lors d'une semaine de débat sur l'égalité : "Racisme, islamophobie, antisémitisme". Les propos du principal intéressé sont pour le moins véhéments puisqu'il assimile, dans un mail collectif, le mot "islamophobie" à une "arme de propagande d'extrémistes". Une querelle entre enseignants s'ensuit où le professeur est soutenu par un collègue, chargé d'un cours sur l'islam. Ce dernier en vient lui-même à s'opposer à ses étudiants : dans un appel lancé sur Facebook, l'Union syndicale Sciences Po Grenoble, principal syndicat étudiant de l'établissement, dénonce des "propos problématiques" de l'enseignant et appelle à retirer le cours des maquettes pédagogiques.

Le 4 mars, les mots "Des fascistes dans nos amphis. L'islamophobie tue" sont placardés sur le bâtiment abritant les locaux de l'IEP de Grenoble. Ils sont accompagnés des noms des deux professeurs accusés d'islamophobie. La branche grenobloise de l'Union nationale des étudiants de France (Unef) a relayé sur les réseaux sociaux l'affichage présent sur la devanture de l'établissement.

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Réactions en cascade. Dans la foulée, une enquête a été ouverte par le procureur de Grenoble le 7 mars pour "injure publique...


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