Professeure tuée à Saint-Jean-de-Luz : « Nous avons repéré les élèves en situation de stress dépassé »

Élèves et parents devant le lycée Saint-Thomas-d’Aquin à Saint-Jean-de-Luz.  - Credit:GAIZKA IROZ / AFP
Élèves et parents devant le lycée Saint-Thomas-d’Aquin à Saint-Jean-de-Luz. - Credit:GAIZKA IROZ / AFP

Hier, mercredi 22 février, le lycée Saint-Thomas-d'Aquin de Saint-Jean-de-Luz a vécu un drame. Un jeune lycéen de 16 ans a poignardé à mort Agnès Lassalle, professeure d'espagnol de 52 ans, en plein cours, provoquant la sidération au sein de l'établissement. Une cellule d'urgence médico-psychologique a été rapidement mise en place pour prendre en charge les élèves et les professeurs touchés de près par le drame. Elorri Amestoy, psychiatre à Bayonne et médecin référent de cette cellule, nous explique le fonctionnement et la nécessité d'une telle prise en charge.

Le Point : Comment la cellule d'urgence dont vous vous occupez a-t-elle été activée ?

Elorri Amestoy : Notre cellule est composée de volontaires issus de plusieurs corps de métier, parmi lesquels des médecins, des psychologues et des infirmiers, et elle dépend du Samu. Après avoir reçu un appel téléphonique de l'établissement scolaire, le Samu a anticipé le besoin de la mise en place de la cellule, au vu du nombre de témoins et de personnes impliquées dans le drame. Et il nous a donc « déclenchés ». Rapidement, on a su qu'on aurait besoin de monde. Entre hier et aujourd'hui, on était une vingtaine. On a également fait appel à l'éducation scolaire via des médecins et des psychologues scolaires.

Sur place, qui avez-vous pris en charge ?

Nous nous sommes concentrés sur les « impliquées directs », c'est-à-dire les personnes, élèves et enseignants des classes qui ont assisté aux faits et toutes celles qui se [...] Lire la suite