Le professeur Raoult sans masque

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Mégalo toxique pour les uns, génie jalousé pour les autres, il est accusé de mettre plus volontiers en lumière ses succès que ses échecs. Alors que la France vit à l’heure des couvre-feux, le cas Raoult continue de faire des étincelles.

La seconde vague à laquelle il ne croyait pas a l’ampleur d’une grande marée. Mais au quatrième étage de son antre de la fondation institut hospitalo-universtaire (IHU) Méditerranée infection, le professeur Didier Raoult reste insubmersible. Il nous reçoit avec une sérénité nonchalante, indifférent à ses échecs comme aux accusations. Imprégné de la maxime latine encadrée derrière son bureau. « Cavete, consules, quod tarpeia rupes proxima est Capitolio » (« Méfie-toi, Consul ! La roche tarpéienne est proche du Capitole »). Didier Raoult connaît ses fragilités même s’il se dit à l’abri de «l’hubris», le péché d’orgueil des anciens Grecs. «Je m’en méfie trop… Cela m’est arrivé quand j’ai réussi le concours d’internat. Je me suis par la suite senti tellement ridicule que j’en ai porté la honte toute ma vie…»

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Pourtant, se jeter sur l’obstacle dont on a si peur… c’est la définition même de la névrose, mal très répandu. Juste en dessous de la locution latine est branché le miniréfrigérateur qui renferme son casse-croûte et un Opinel. Philosophe, certes, mais pratique… Deux méthodes pour affronter la vie. Et la science. Qu’on lui réclame une nouvelle photo, et la colère de Didier Raoult explose: « Je ne suis pas acteur, ça suffit », mais qu’on lui parle de l’anniversaire de Rimbaud et, miraculeusement, il se radoucit. L’entretien peut commencer à visage découvert, dans son bureau climatisé car, contrairement aux prescriptions gouvernementales, personne ne porte le masque dans les bureaux de la fondation. «La transmission du virus est avant tout manuportée », affirme Didier Raoult, envers et contre tous.

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