Professeur décapité : ce que les collégiens ont raconté aux enquêteurs

Alexandra Gonzalez
·2 min de lecture

Selon nos informations, l’homme qui a tué Samuel Paty vendredi à Conflans-Sainte-Honorine a proposé de l'argent à un collégien afin que celui-ci lui désigne l’enseignant à sa sortie de l'établissement. BFMTV dresse le récit des dernières heures avant l’attaque.

Il est près de 14 heures lorsqu’un élève de 14 ans est abordé, selon son récit, par celui qui va assassiner moins de trois heures plus tard l’enseignant Samuel Paty. Non loin du collège, l’homme, qui est Abdoullakh Anzorov, lui demande avec un fort accent de lui désigner le professeur lorsqu’il sortira de l’établissement, en échange d’argent. À la main, l’homme a une liasse de billets, plus de 300 euros, raconte l’élève aux enquêteurs. Et toujours selon son récit, l’homme lui explique vouloir trouver le professeur pour le filmer et exiger de lui des excuses filmées pour avoir montré en classe des caricatures du prophète, sans évoquer d’action plus violente.

Les regrets du collégien

L’élève, qui dit ne pas se douter de l’issue possible de cette demande et ne pas voir d’arme sur l’homme, accepte, prend l’argent et retourne devant le collège. Très vite, assez ébahi de la somme qu’il a entre les mains, il en parle à d’autres élèves, dont quatre qui vont attendre avec lui, dit-il. Mais à aucun mot il ne prévient un adulte de la situation, que ce soit un surveillant, un professeur ou même un de ses proches, ce qu’il regrette profondément aujourd’hui.

Qui désigne l’enseignant ?

Pendant que les élèves attendent devant le collège, Abdoullakh Anzorov, lui, reste à proximité, sur le parking, selon l’adolescent. Jusqu’au moment où l’enseignant sort du collège. Qui va prévenir l’assaillant ? Les versions divergent entre les collégiens, qui sont en train de se partager l’argent, mais l’un d’eux désigne manifestement l’enseignant. Aucun n’assiste en revanche à ce qui va suivre, quelques centaines de mètres plus loin. Ils apprendront le meurtre peu après dans la soirée.

Quinze personnes sont actuellement en garde à vue, dont quatre collégiens.

Article original publié sur BFMTV.com

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