Le prof en liberté #42 – En finir avec les plats « revisités »

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Fabrizio Bucella
Fabrizio Bucella

Question restaurant, la tendance du moment est à l?assiette moins remplie que jolie. Le parallèle s?impose entre la dégustation et le boire. Quelle galère ! L?autre jour, il fallait choisir un restaurant tendance à Bruxelles ? ce qui exclut les brasseries classiques et les italiens que j?affectionne, pour la visite d?un ami français. Pourquoi ce cri de détresse ? En vérité, il y a un grand, un très grand défaut à tous ces nouveaux bistrots, où la nappe n?est pas mise, pour faire « comme à la maison ». Dînant rarement par terre ou sur un établi, le « comme à la maison » est donc le « comme à la maison des personnes qui ne mettent pas de nappe ». Le grand défaut, disais-je, est la manie de la mini-portion, la portion famélique.

Ces gens calculent leur coût de matière première avec un vernier, un pied à coulisse et une balance de précision, les mêmes trébuchets que les dealers de drogue. Je parie deux magnums de morgon Lapierre 2020 ? mon caviste a accepté de m?en vendre trois, c?est donc deux tiers de mes avoirs ? qu?ils ne mangent pas ainsi à la maison, et que la casserole fumante est posée sur la table.

Ceci n?est pas un plat, c?est une photographie d?un plat

Diantre ! Ils se sont passé le mot et le consultant culinaire, car on a tout le concept de l?arnaque, le beau PowerPoint avec rien dedans, traduisez : tout est joli, magnifique, instagrammable, mais rien dedans le ventre. On dirait qu?il y a, mais il n?y a pas. Ceci n?est pas un plat, c?est une photograp [...] Lire la suite

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