Le prof en liberté #38 – Querelle des anciens et des modernes

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La couverture du livre de Roger Dion.
La couverture du livre de Roger Dion.

Il y a une croyance dans le milieu du vin qui confine au dogme sur l'immaculée conception. Le terroir serait la condition nécessaire à la qualité du flacon. On discute, on ergote sur la notion de terroir, mais à la fin on parle bien du sol et du climat. C'est donc la géographie qui fait le bon vin. Le bon vigneron aura ensuite eu la présence d'esprit d'y planter le bon matériel végétal et de le conduire de la bonne manière.

Lors de visites de terrain, on voit parfois un coteau planté de vignes et un autre qui n'a que de l'herbe. Évidemment, le sol se doit d'être bien pourri sur le coteau herbacé, sinon on y aurait planté de la vigne. Est-ce vraiment la vérité vraie ? Que la bonne géographie fût nécessaire au bon vignoble n'a pas vraiment été démontré, sinon ce ne serait pas un dogme.

Voyons ce qu'en disait le géographe (et historien) vineux par excellence Roger Dion (1896-1981).

1. Olivier de Serres (1539-1619) avait déjà noté que la culture de la vigne rapporte certes correctement, mais est surtout une culture onéreuse. Elle l'était encore aux yeux des hommes du XVIIe et du XVIIIe siècle. C'est la « débite » qui « sera la règle du vignoble », soit la manière de débiter le vin, de le vendre. Une des meilleures débites sera celle d'un port ou d'une voie fluviale, les camarades syndiqués de Bordeaux en savent quelque chose.

2. Le vin est aussi un marqueur social de son propriétaire, et le riche vendra plus cher que le pauvre. Ce fait était mis en avant dès 1723 [...] Lire la suite

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