Le prof en liberté #21 – C'était mieux avant

Par Fabrizio Bucella
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Fabrizio Bucella
Fabrizio Bucella

Avec la première vague du virus, puis la deuxième, revient l'antienne : « c'était mieux avant ». Que cette loi ait une portée générale tombe sous le sens, on ne parle pas d'un avant précis, d'un moment particulier mais d'un « avant » général. Personne ne dit c'était mieux en 2008, ce fut la crise bancaire, puis financière. On ne dit pas non plus que ce fut mieux en 1973. Cela semblerait choquant, on subissait le choc justement, celui pétrolier.

Apparaît un paradoxe qui semblait bien caché sous le tapis. Si c'était mieux avant alors que les anciens le disaient, c'est que c'est faux, sinon ils ne l'auraient pas dit. Voyons donc ce que disaient les anciens.

L'ancien par excellence est Caton l'Ancien lui-même. Ce monsieur trouvait que la République romaine du IIIe et IIe siècle avant la naissance de J.-C. s'était amollie dans le vice et la corruption et que la ville de Carthage représentait un danger pour Rome. Pour Caton, c'était clairement mieux avant et en conséquence, il fallait que Carthage fût détruite (Delenda Carthago).

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L'Ancien vivait au temps des proto-?nologues, on mélangeait le vin avec du miel, des épices et même de l'eau de mer. Ô tempora, ô mores. Dire qu'on se croit moderne en réalisant des cocktails. Le vin de l'Ancien était-il mieux que le nôtre ? Et les vins d'avant ? Réalisons un petit tour du propriétaire confiné.

1. Le vin de Cahors était mieux avant, regardez comment il se conservait. Aujourd [...] Lire la suite