La production de miel, victime collatérale de la sécheresse et des incendies

© Geoffrey Swaine/Shutterstock/SIPA

Menacées d'une extinction totale depuis plusieurs décennies, les diverses espèces d'abeilles voient leur taux de mortalité considérablement rehaussé d'année en année. L'expansion des milieux urbains, la pollution, l'utilisation de pesticides, l'agriculture intensive ou encore la prolifération des prédateurs, comme les frelons asiatiques, accélèrent le déclin des colonies. Les chaleurs extrêmes poussent également ce maillon indispensable de la biodiversité à disparaître, au grand dam des apiculteurs. « Nous savons qu’après six heures à 42 degrés, la moitié des abeilles mourront de stress thermique », expliquait le Dr Alison McAfee à Ouest-Francepour justifier les pertes immenses des apiculteurs lors des vagues de chaleur de l'été 2021.

Les périodes de fortes chaleurs mettent aussi en souffrance les plantes mellifères qui, desséchées, ne peuvent plus nourrir les insectes de leur pollen. Or, l'été 2022 multiplie les épisodes caniculaires, conduisant à la réduction drastique des productions de miel en France. « Elles ne peuvent plus trop pondre, car elles n'ont pas assez de ressources dehors pour nourrir les nouvelles larves », déplorait samedi Lucas Lombard, apiculteur à Bonnieux dans le Vaucluse, auprès de France Info .

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