Le procureur national antiterroriste n'exclut pas une possible action menée depuis l’étranger contre la France

© Valery HACHE / AFP

Alors que le procès de l’attentat de Nice doit débuter ce lundi, le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, met en garde vendredi contre l'augmentation des signaux avant-coureurs d’une éventuelle attaque terroriste sur le sol français. Et se refuse à exclure « une action terroriste projetée, c'est-à-dire des actions menées par des individus venant de zones d'action terroriste, notamment la zone irako-syrienne », a-t-il déclaré dans un entretien à BFMTV . Arrivé à la tête du Parquet national antiterroriste en 2019, le haut magistrat assure devoir rester « réaliste ».

« Depuis deux ans, on a pu constater comment l'État islamique reconstituait certaines poches », explique-t-il. Il a cité en exemple l'attaque djihadiste menée contre une prison à Hassaké, en Syrie, faisant 373 morts parmi les prisonniers et plus d’une centaine dans les rangs djihadistes en janvier dernier.

Une vigilance accrue en amont comme en aval

À l’origine de cette inquiétude, Jean-François Ricard pointe l’existence de personnes ayant combattu en zone irako-syrienne parvenant à regagner l’Europe par leurs propres moyens et observe un double phénomène de hausse simultanée de la propagande de l’État Islamique et des signalements formulés au près de la DGSI ces deux dernières années.

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