Le procureur de la CPI veut engager des poursuites contre le fugitif ougandais Joseph Kony

Reuters/Stuart Price/Pool

Le procureur de la Cour pénale internationale veut organiser des audiences « in absentia » contre Joseph Kony. Depuis plus de 17 ans, le chef de l’armée de résistance du Seigneur (LRA) fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis dans le nord de l’Ouganda en 2003 et 2004. Mais Joseph Kony est toujours en fuite, malgré une longue traque qui a impliqué plusieurs pays, dont les États-Unis.

Avec notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas

« Il est le fugitif le plus longuement recherché de la CPI », a déclaré le procureur. Dans une requête aux juges, Karim Khan demande que des audiences de mise en accusation soient organisées en l’absence de Joseph Kony.

Après plusieurs années, le chef de la LRA reste hors de portée. Le procureur espère que de telles audiences permettront d’apporter un début de justice, car en général, des témoins y sont entendus par les juges. L’accusation y voit aussi l’opportunité d’enregistrer judiciairement les preuves récoltées depuis l’émission du mandat d’arrêt contre Kony, en 2005.

Il ne s’agit donc pas d’un procès et les juges ne prononceront pas de verdict. Mais ils auront trois mois pour confirmer, ou non, les 33 chefs d’accusation de crimes contre l’humanité et crimes de guerre. S'ils donnent leur feu vert, le procureur a l’intention de mener une campagne dans plusieurs pays africains pour informer Joseph Kony des audiences à venir.


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