Des proches de soldats russes exigent de savoir s'ils sont prisonniers ou morts

Depuis le début de la guerre, la Russie communique très peu sur ses pertes et encore moins sur le nombre de prisonniers restés en Ukraine. Lors de sa dernière déclaration, il y a quatre mois, Moscou mentionnait 1 351 morts mais ne faisait pas mention des prisonniers. Une centaine de familles de soldats accuse l'armée de ne rien faire pour reconnaître le statut de ces hommes. Elles ont écrit une lettre au président Vladimir Poutine à ce sujet.

C'est une affaire révélée par la radio Svoboda, une rédaction russe exilée en Ukraine. Sur son site, elle diffuse plusieurs témoignages de proches de soldats ukrainiens.

Celui d'Irina Tchistiakova par exemple. Elle n'a plus de nouvelles de son fils depuis cinq mois : « Nous exigeons que nos proches soient retrouvés et ajoutés dans la liste des prisonniers. Aucune recherche n'est effectuée car ils sont simplement enregistrés comme disparus. Les proches sont contraints d'enquêter eux-mêmes afin de rassembler les faits qui prouvent que leur fils ou mari est en prison ou mort. »

Anna Danilova, elle, a d'abord appris la mort de son mari par le biais de l'armée russe, avant qu'un soldat ukrainien l'appelle pour lui dire qu'il était en fait prisonnier. « Le soldat ukrainien m'a dit que mon mari avait survécu, qu'au moment où ils ont ramassé les corps, il avait été retrouvé vivant. Si c'est un crime de parler de ça, je veux bien être punie, mais qu'on me rende mon mari », supplie-t-elle.

Si le mari d'Anna était reconnu comme prisonnier, il serait pris en compte lors de potentielles négociations d'échange entre la Russie et l'Ukraine. Les familles exigent donc d'être reçues par le ministre de la Défense.


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