Proches aidants bientôt indemnisés : l'argent, "c'est le nerf de la guerre"

Solenne Le Hen, franceinfo

"Très souvent, les rendez-vous pour ma fille chevauchent mon temps de travail. Très récemment je cherchais une nouvelle orthophoniste. Elle m'a proposé des rendez-vous le lundi ou le mardi à 15 heures. Et là il faut se débrouiller avec son travail pour accompagner l'enfant." Caroline Boudet fait partie des huit millions de Français qu'on appelle les "proches aidants". Des personnes qui s'occupent régulièrement ou au quotidien d'un parent ou d'un enfant malade ou handicapé. Ils sont même quatre millions à jongler en plus avec un emploi.

Depuis deux ans, pour ceux qui travaillent, il existe un congé spécifique. Mais beaucoup ne peuvent pas se permettre de le prendre, car il n'est pas indemnisé. Cela devrait être le cas à l'avenir. C'est en tout cas le souhait du gouvernement qui doit dévoiler les détails lors de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, à la fin du mois de septembre. Ce congé devrait être indemnisé à hauteur d'environ 40 euros net par jour.


Des crispations avec son ancien employeur et collègues


Pour Caroline Boudet, s'occuper de Louise sa fille de quatre ans atteinte de trisomie 21, c'est un travail à temps partiel.

Sur une semaine, les rendez-vous me prennent entre une demi-journée et une journée.

Caroline

à franceinfo

Cette Nantaise travaille dans la communication. Aujourd'hui elle a quitté le salariat pour devenir (...)

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