Proche-Orient : la tension monte après la mort du général Soleimani

Sur la corniche, à Beyrouth (Liban), un dimanche 5 janvier serein, en apparence seulement. Car l'assassinat en Irak du général Soleimani est dans toutes les conversations. L'ambassade de France appelle d'ailleurs ses ressortissants à la prudence. L'anxiété règne aussi bien chez les Libanais que chez les expatriés. "J'imagine qu'il y aura des représailles pour mesure la force dans la région, entre l'Iran et les États-Unis. Et malheureusement, c'est le peuple qui subit, comme d'habitude", précise un homme. Soleimani, allié précieux du Hezbollah en 2006 Les représailles auront-elles lieu au Liban, en Irak, ou ailleurs ? Antoine Andraos, un ingénieur franco-libanais, n'en sait rien. Mais les tensions à répétition le révoltent. "Pour la première fois, je pense vraiment qu'il y en a marre. Finalement, on a envie de quitter ce pays", révèle-t-il. En 2006, pendant la guerre contre Israël, le général Soleimani était physiquement présent, à côté du Hezbollah. "C'était un allié très précieux, d'où, aujourd'hui, les nombreux appels à la vengeance", conclut la journaliste Maryse Burgot, envoyée spéciale à Beyrouth.