Procès du 13-Novembre : Salah Abdeslam blâme François Hollande et l'intervention française en Syrie

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La cour d'assises spéciale a entendu les 14 accusés présents dans le box afin qu'ils éclairent la justice sur leur "positionnement" par rapport aux faits repprochés.

"Je ne suis pas provocateur." Après avoir multiplié les provocations depuis le début du procès des attentats du 13-Novembre, Salah Abdeslam a été le dernier des 14 accusés à prendre la parole ce mercredi à l'audience. Masque noir sur le visage, le Franco-belge a prévenu d'emblée qu'il serait "un peu plus long" que ses co-accusés. "Par qui commencer", poursuit-il.

Salah Abdeslam va alors revenir sur le témoignage la veille de la juge d'instruction belge devant la cour d'assises spéciale. La question de savoir pourquoi la France avait été visée par ces attaques lui avait alors été posée. "On a visé la France, la population, les civils mais on n'a rien de personnel contre ces gens-là", a expliqué l'accusé. "On a visé la France et rien d'autre."

"Faire subir à la France la même douleur"

Pour justifier les attentats, Salah Abdeslam met en avant l'intervention de la France en Syrie pour lutter contre le groupe État islamique. "Les avions français qui bombardent l'EI ne font pas la distinction entre l'homme, la femme et les enfants, nous avons fait subir à la France la même douleur que nous subissons", a fait valoir Salah Abdeslam, regardant droit dans les yeux le président.

Le terroriste a ensuite poursuivi sa propagande en blâmant le président de la République de l'époque, François Hollande. "Quand il a pris la décision d'attaquer l'État islamique, il savait que sa décision comportait des risques, il savait que des Français et des Françaises allaient rencontrer la mort", a encore dit Salah Abdeslam, faisant valoir qu'il voulait être "sincère" avec les victimes "qui subissent une douleur incommensurable".

Des propos difficiles à entendre pour les victimes présentes dans la salle de la cour d'assises spéciale. Certaines parties civiles tremblaient et se sont pris dans les bras durant sa prise de paroles.

Article original publié sur BFMTV.com

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