Procès du violeur de la Sambre : le « ressac » des souffrances des parties civiles

© Plana Radenovic/Le JDD

« L’homme des matins d’hiver. Scala agresse les petits matins d’hiver, jeunes ou moins jeunes femmes sur le chemin de leurs cours ou de leur travail. Depuis mardi, nous avocats nous succédons pour plaider l’état de ces femmes. États d’hier, états d’aujourd’hui. Nous sommes aussi différents les uns des autres que le sont nos clientes. Nous proposons aux jurés et à la Cour de retenir quelques souvenirs d’elles. D’autres avocats ont la tâche plus ardue car 16 faits sur les 56 jugés sont contestés par l’accusé.

Aidée de la déposition du Docteur Bensussan lundi, qui avait expliqué que Scala n’a aucun bénéfice à contester, l’excellente Me Mathieu en Défense a mis en exergue les dissemblances des procédés quand accusation et parties civiles pointaient les ressemblances. Pas simple de ne pas se tromper de rôle. Rien de plus détestable qu’une partie civile qui devient accusateur. L’accusation, portée par deux avocats généraux à l’audience, a dans ce dossier au moins autant de talent que la Défense alors pourquoi se substituer à elle ? Pendant deux jours les souffrances sont revenues comme le ressac. Face à nos plaidoiries, Monsieur Scala n’a pas bougé d’un cil pendant que nous lui rappelions l’immensité de ses gâchis.

Lire aussi - Procès du violeur de la Sambre : « Il est possible de croire en la sincérité » de Dino Scala

Notre aîné Jean Yves Houzeau plaidait mardi avec sa remarquable bonhomie que Monsieur Scala ne s’était pas satisfait d’une vie de « second rôle ». Charges à nous au...


Lire la suite sur LeJDD

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles